«  GOUVERNER C’EST PREVOIR »

Le maître mot dans une gestion de crise est l’anticipation. Force est de constater que le début de la gestion de la pandémie du COVID-19, en mars 2020, pêche sur cet aspect essentiel de la gestion de crise. Tous les indicateurs montrent que la pandémie a été sous-estimée et que les mesures essentielles n’ont pas été prises à temps. Cette situation a contraint le gouvernement a adapté sa stratégie en fonction des pénuries avec une communication contradictoire, inaudible, voire mensongère.

Le manque de masques, de gel, de respirateurs, montre à quel point cette pandémie a été sous-estimée. On pourrait ajouter les coupes budgétaires, le non renouvellement des stocks de masques, la fermeture de lits, les alertes des professionnels de santé qui auraient dû alertés sur les difficultés que connaitraient le service de santé dans une telle crise ; d’où l’impérative nécessité d’anticiper au maximum.

Les mesures prises par le Président et E Philippe entre le 12 mars et le 17 mars, mesures imprécises voire même contradictoires, démontrent, qu’au sommet de l’état, un problème majeur empêchait de prendre le plus tôt possible les bonnes dispositions. Ce problème majeur est le maintien du 1er tour de l’élection municipale, le 15 mars, qui a mis dans les rues des millions de personnes, des personnes âgées, en contradiction totale avec les mesures précédemment prises.

Ce frein à la bonne gestion de crise a été révélé par la ministre de la santé, A Buzyn,  qui avait alerté le 30 janvier le 1er ministre sur la nécessité de reporter les élections.

Pendant cette période, la communication gouvernementale n’a cessé de se contredire : «  il n’y a pas de risque de pénurie de masques, on a des stocks d’état,…, on les a , ils sont renouvelés, et on les déstocke progressivement » déclarait Sibeth Ndiaye. Les mêmes, qui nous expliquaient que le port des masques étaient inutiles au début du confinement, les rendaient obligatoires dans les transports à la fin du confinement.

Ces manquements graves dans la gestion de crise ont été préjudiciables à nos concitoyens, à leur vie.

Le groupe « Pour Une Nouvelle Gauche au Havre » 

(notre tribune du mois de juin 2020)