Conseil communautaire du 19 novembre 2015 de la CODAH

Lors de la délibération 26 du conseil communautaire de la CODAH concernant la désignation d’un 3ème représentant de la CODAH à l’ORMES (Office des Risques Majeurs de l’Estuaire de la Seine), Christian Bouchard,  est revenu sur l’incident du samedi 17 octobre survenu chez Total, relaté dans le Paris Normandie du 18 novembre afin que les représentants de la CODAH  afin que les questions sur les manquements dans la réponse à l’urgence soient effectivement posées :

M le président,

On ne peut pas ouvrir ce dossier relatif à l’Office des Risques Majeurs de l’Estuaire de la Seine (ORMES) sans évoquer l’incident du samedi 17 octobre, incident passé sous silence, comme le titrait la presse du 18 novembre, soit 1 mois après l’incident !

On peut noter ici toute l’importance du rôle des syndicalistes CGT du CHSCT qui ont contribué à mettre le doigt sur ce dysfonctionnement majeur, afin que tous les acteurs de la réponse à l’urgence puissent en tirer les enseignements et progresser vers davantage de responsabilité.

De quoi s’agit-il : de la rupture d’un clapet sur un compresseur d’éthylene, ayant entrainé une fuite d’éthylène de 10 000m3 ;

Dépassons les polémiques sur les conséquences d’un tel nuage de gaz inflammable, pour regarder les dysfonctionnements :

  • s’agissant d’un site SEVESO, d’une perte de confinement majeure, avec activation de plusieurs explosimètres , le Plan d’Opération Interne aurait du être activé ;
  • ce POI, est prescrit par arrêté préfectoral ;
  • Dès activation du POI, la DREAL, le SDIS et le SIRACED_PC, auraient du être prévenu ainsi que le Maire de Gonfreville pour une éventuelle prédisposition d’un PCO

Force est de constater, qu’au vu des informations dans la presse, seule la DREAL a été prévenue mais, 48 heure après !

J’ai donc plusieurs questions pour que nos représentants à l’ORMES  s’en fassent les relais  soit auprès des autorités, du CLIC et autres instances :

  • 1 – concernant ce manquement dans la réponse à l’urgence, et cette attitude qui consiste à minimiser les évènements, voire à les passer sous silence, ce qui nuit considérablement aux voies de progrès en matière de sécurité, un procès verbal a-til été adressé par la DREAL ?
  • 2 – S’agissant de cinétique rapide, Comment est composée la chaine d’alerte ?est-elle directe, ou bien passe-t-elle par un relais, en clair , est-ce que Total peut activer une partie des sirènes PPI ?
  • 3 – en pareille situation quels moyens d’alerte et quels moyens de protection rapide dispose-t-on pour protéger les automobilistes et les riverains ?

Enfin, ma dernière question concerne la nouvelle association E-Secuzip-LH qui vient d’être officiellement créé et qui regroupe les industries Seveso, les usines impactées et le GPMH ;

Une telle association est nécessaire pour que les industriels partagent et unissent leur réponse à l’urgence. Si cette association permet aux industriels de constituer une réponse aux exigences requises par la loi sur les risques majeurs, elle peut aussi être un acteur privilégié ; une telle structure existe sur le site de Port-Jérôme…; elle à 25 ans, et depuis 20 ans, les industriels peuvent activer tout ou partie des sirènes PPI, ce qui représenterait pour notre territoire, un progrès significatif dans notre réponse à l’urgence.

groupe  « Pour Une Nouvelle Gauche Au Havre »